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Abréviations utilisées dans la description des ouvrages :

BMT : Bibliothèque municipale de Toulouse

CNRT : Conservatoire national de région de Toulouse

Accompagnement
Désigne tout ce qui, dans une musique, soutient la mélodie interprétée par un soliste. La basse continue (voir ce mot), entre autres exemples, relève de l'accompagnement.
 

Accords, Accords chiffrés

Désigne l’ensemble formé par la superposition d’au moins trois sons et qui respecte les lois prescrites dans le cadre de l’harmonie (voir ce mot). Toute superposition de sons sortant du cadre de l’harmonie est appelée agrégat. De plus, depuis l’invention de la basse continue (voir ce mot), il est d’usage de chiffrer un accord en ne donnant que sa note la plus grave tout en y adjoignant un chiffre ou des signes caractéristiques. Ceux-ci permettent, selon un code très strictement défini, de reconstituer à vue tous les sons d’un accord.
 

Agrément, Ornement

Caractéristique de la période baroque, le terme agrément, ou ornement, désigne toute note ou groupe de notes s’ajoutant à la mélodie dans le but de l’orner ou de l’embellir. On dira plus volontiers agrément en parlant de la musique baroque française.
 
Aria
Dans le répertoire vocal, ce terme désigne toute pièce consistant en une grande mélodie, accompagnée le plus souvent à l’orchestre, et placée dans des œuvres lyriques (opéras, cantates, oratorios...).
 

Ars antiqua, Ars nova

On désigne par Ars antiqua la musique du XIII° siècle rattachée à l’apparition de la notation mesurée ainsi qu’à l’éclosion  de certains genres (organum, conduit, motet, hoquet et rondeau), tandis que l’appellation Ars nova est réservée, d’une façon très large, à la musique du XIV° siècle, et en particulier celle de la période de grande innovation en France et en Italie couvrant les années 1316-1380. 
 

Barre de mesure

Introduite à partir du XVII° siècle, la barre de mesure va de pair avec le découpage du temps musical. Elle se note par une barre verticale en travers d’une portée ou d’un ensemble de portées superposées. Elle guide l’interprétation des musiciens puisque c’est elle qui permet d’identifier les temps forts (c’est-à-dire le temps qui suit immédiatement la barre de mesure).
 

Basse continue

Mode d’écriture très généralement employé du début du XVII° à la fin du XVIII° siècle, et dans lequel l’accompagnement réalisé sur un instrument polyphonique (orgue, clavecin, luth…) est sous-entendu, alors que seule la partie de basse est notée. La ligne de basse est souvent complétée par un chiffrage qui permet à l’instrumentiste de déduire l’accord souhaité.
 
Bruit
Le bruit se distingue du son (voir ce mot) en ce qu'il n'a pas de hauteur déterminée et qu'il résulte d'une superposition de vibrations sonores non reliées entre elles par les harmoniques naturelles.
 
Cadence
Désigne ici une improvisation du soliste au cours d'un morceau. Il s'agit de s'inspirer d'éléments du morceau pour laisser libre cours à ses talents d'instrumentiste.
 
Clé
Symbole positionné au début d'une portée et servant de hauteur de référence. C'est à partir d'elle que l'on peut nommer les notes disposées sur les portées. Si la clé indiquée est une clé de fa quatrième ligne, la ligne la plus basse sur une portée de 5 lignes sera un sol. Si c'est une clé de sol deuxième ligne qui est indiquée, la ligne la plus basse sur une portée de 5 lignes  sera un mi.
 
Doigté
Utilisé dans le répertoire des instruments à clavier (clavecin, piano, orgue…) hormis les claviers à percussion (xylophone…), le doigté désigne l'ensemble des chiffres positionnés au-dessus ou à côté de certaines notes et correspondant à la numérotation des doigts. Si le chiffre indiqué à côté d'un sol est le "1", il s'agira de jouer ce sol avec le pouce. S'il s'agit d'un "5", il devra être joué avec le petit doigt.
 
Durée
Voir Rythme
 

Forme ouverte

Forme dont la structure n’est pas fixée une fois pour toute et qui change à chaque exécution selon l’interprète et selon les règles énoncées par le compositeur.
 
Harmonie
Désigne la façon d’ordonnancer verticalement les sons ainsi que la façon d’enchaîner les superpositions de sons (contrairement au contrepoint qui considère la succession des sons les uns à la suite des autres, soit horizontalement). Au Moyen-Âge, ce terme désignait, d’une manière plus générale, le fait d’organiser les sons de façon satisfaisante pour l’oreille et la raison.
 
Intermède
Pièce musicale servant de lien entre les actes ou les scènes d’un opéra. Désigne aussi parfois un mouvement de symphonie de moindre envergure que les mouvements qui l’encadrent.
 
Intervalle
Distance séparant deux sons entre eux, laquelle se mesure en demi-ton(s) ou parfois même en valeurs inférieures au demi-ton, ces dernières étant appelées commas.
 
Livret
Texte littéraire, adapté d’une pièce de théâtre ou du répertoire littéraire ou encore créé tout exprès, destiné à être mis en musique pour la scène.
 
Madrigal
Désigne une pièce vocale de style et de structure extrêmement libres. On distingue le madrigal florentin du XIV° siècle (une seule voix avec accompagnement instrumental) du madrigal italien du XVI° siècle (polyphonique et sans accompagnement instrumental).
 
Mélodie
Succession de deux sons au moins de hauteur différente. Le fait de répéter un même son plusieurs fois (recto tono) ne constitue donc pas une mélodie.
 

Mètre, ou Métrique

Terme emprunté à la poésie pour désigner des rythmes enchaînant de façon caractéristique des durées longues et brèves (exemple : mètre dactylique désignant la succession d’une longue et de deux brèves).
 
Mode
Tandis que l’échelle désigne un nombre donné de sons formant un tout (échelle pentatonique, soit à 5 sons, ou dodécaphonique, soit à 12 sons), et que la gamme désigne le classement de ces sons du plus grave au plus aigu dans leur ordre le plus serré, le mode permet de nommer, pour la différencier des autres, telle ou telle échelle en fonction de la répartition caractéristique des hauteurs qui la composent. Ainsi parlera-t-on de modes majeur, mineur, phrygien…
 
Monodie
Voir Polyphonie
Motet
Pièce vocale liturgique née au XV° siècle, insérée dans le déroulement d’une messe. Les répons, hymnes, lamentations, litanies et versets de magnificat sont considérés comme des motets.
 

Musica ficta

Désigne une pratique musicale des XIII° et XIV° siècle qui prit de l’ampleur tant dans la musique profane que dans la musique sacrée jusqu’à la fin du Moyen-Âge. Il s’agissait de modifier la hauteur de certaines notes afin d’éviter des intervalles disgracieux ou d’ajouter un effet expressif.
 
Neume
Signe de notation en forme de courbe, de trait ou de point, employé au Moyen-Âge dès la fin du VIII° siècle. Le neume est souvent un agglomérat de plusieurs signes et peut recouvrir en un graphisme unique plusieurs sons. Dans cette forme de notation, dite neumatique, les hauteurs ne sont pas précisément déterminées. Il s’agit donc, pour l’essentiel, de figurer le mouvement soit ascendant, soit descendant de la mélodie, et d’agir en tant qu’aide-mémoire. La forme des neumes sera d’une extraordinaire diversité suivant les régions et les périodes historiques.
 
Note
Symbole primordial de la notation musicale, elle permet, une fois placée sur la portée, d’organiser autour d’elle toutes les indications relatives au son.
 
Nuance
Le terme nuance désigne le signe permettant de noter l’intensité avec laquelle est joué un son. La palette des nuances s’est élargie au fil des siècles. Au Moyen- Âge, cette notion semble ne pas être prise en compte. Puis, à la Renaissance et à la période baroque, les musiciens jouent fort ou doucement. Par la suite, les nuances s’élargissent du quadruple piano au quadruple forte.
 
Opéra
Terme générique désignant toute composition unissant théâtre et musique, et chantée au moins en partie. Entre autres catégories d’opéras, on distingue l’opéra-ballet (opéra français du XVIII° siècle sans unité d’action et faisant intervenir une chorégraphie), l’opéra bouffe (parodies), l’opéra buffa (opéra italien sur des sujets comiques), l’opéra-comique (opéra français du XVIII° siècle faisant alterner chanté et parlé), l’opéra seria (opéra italien sur des sujets mythologiques dans lequel alternent récitatifs et airs)…
 
Ornementation
 Voir Agrément

Parties séparées

Sur ce type de document musical écrit, ne figure que la partie d’un instrument ou d’un chanteur, même s’il s’agit d’une œuvre pour plusieurs musiciens ou chanteurs. Il y a autant de parties séparées qu’il y a d’instrumentistes et de types de voix. L’ensemble des parties séparées d’une seule et même œuvre s’appelle matériel.
 
Partition
Le terme partition désigne à l’origine le document sur lequel figurent les portées de tous les instruments et/ou chanteurs nécessaires à l’interprétation d’une œuvre. Le terme peut être étendu à tout type de musique écrite, y compris les parties séparées (voir ce mot).
 
Plain-chant
Du latin cantus planus, littéralement chant uni, plane. Dans son acception la plus large, désigne généralement le chant d’église monodique de ses origines (chants ambrosien, bénéventain, hispanique…) au chant grégorien proprement dit (IX° siècle).
 

Polyphonie, Monodie

Un chant est dit polyphonique lorsqu’il fait entendre simultanément plusieurs parties différentes. Par opposition, le chant à voix seule et le chant collectif à l’unisson (par exemple le plain-chant) sont dits monodiques.
 
Portée
Désigne un ensemble de lignes horizontales sur lesquelles sont déposées les notes et autres indications musicales. Le nombre de lignes varie selon l’époque et l’instrument. Née des notations médiévales et des tablatures de luth du XVI° siècle, la portée comporte aujourd’hui 5 lignes, mais le nombre peut être parfois inférieur (une seule pour certains instruments à percussion) ou supérieur (parfois plusieurs dizaines en musique contemporaine).
 
Rythme, Durée
Du grec rhuthmos signifiant couler comme un fleuve, le rythme a pour fonction de noter le temps de chaque son. La blanche, la noire et la croche sont, entre autres exemples, des figures rythmiques possédant chacune une durée différente. Si le terme durée désigne  le temps que dure une note depuis l’attaque du son jusqu’à son terme, le rythme désigne quant à lui la notation de cette durée.
 
Solfège
Ce terme désigne l'exercice musical consistant à chanter les notes sur leur nom.
 
Son
Par opposition au bruit (voir ce mot), un son se caractérise par une hauteur déterminée. C'est ainsi qu'un son peut être chanté, alors qu'un bruit non. Un son se définit d'après ses quatre paramètres, à savoir : 1. la hauteur (nombre de vibrations sonores par secondes), 2. le timbre ("couleur" du son propre à chaque instrument ou à chaque chanteur), 3. l'intensité (force du son), 4. la durée (temps que dure un son depuis son attaque jusqu'à son terme).
 
Tactus
Désigne le fait d’indiquer les temps avec un geste de la main. L’amplitude, la rigidité ou au contraire l’irrégularité du geste dépendent de chaque époque et de chaque style de musique.
 
 
Glossaire Crédits