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Ethymologies et sentences
   
  • Isidore de Séville (570-636). Etymologies. Sentences

  • BMT, Ms. 176

  • Manuscrit copié à la fin du XIIIe siècle. Parchemin, 350 mm, 274 feuillets.
  • Lettres ornées.
  • Dans la première partie du manuscrit, figures astronomiques, géométriques, intervalles musicaux, sphère céleste. Depuis Pythagore, nombreux sont les théoriciens qui ont proposé leur modèle musical (Platon, Isidore de Séville, Jean-Philippe Rameau, Arnold Schönberg, Olivier Messiaen…). Qu’il s’agisse de proportions entre les notes déduites de l’emplacement des planètes de notre système solaire ou issues de lois physiques et acoustiques, la cohérence des langages musicaux se fonde sur la perception que les hommes ont de leur environnement, ainsi que sur la tentation de tendre vers l’universalité. De plus, les philosophies antiques marquent les théories musicales jusqu’au XVII° siècle.
  • Les Etymologies et sentences de Isidore de Séville (570-636) présentent les filiations qu’entretiendraient les sciences et la musique. Le principe pythagoricien postulant que le nombre est source de toute chose y est repris puis étendu à l’activité supposée des sons sur les sentiments et les émotions. Isidore de Séville défend ainsi l’idée que la musique aurait le pouvoir de purifier et de rééquilibrer l’âme.
    Par ailleurs, cet auteur est le premier à tenter de diviser la musique en composantes essentielles. Ainsi dégage-t-il les notions d’harmonie, de rythme et de métrique.

 
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