Accueil > Noter > Des usages singuliers de la notation musicale > Catalogue d'oiseaux

Catalogue d'oiseaux
       
  • Olivier MESSIAEN (1908-1992). Catalogue d'oiseaux 1, Vol. 1 : (…) Le Loriot (…), pour piano, Paris, A. Leduc, 1964.

  • CNRT, 111 Mes

  • Oeuvre pour piano « dédiée à Yvonne Loriod et à ses modèles ailés ».

  • Les ethnomusicologues ont pour tâche d’analyser et de sauvegarder les répertoires oraux de par le monde. Les précurseurs du XIX° siècle se servaient des notes et des portées pour recueillir les chansons populaires, mais c’est finalement l’enregistrement sonore, d’abord sur rouleau de cire, puis sur bande magnétique, qui devint leur outil de prédilection.
  • Ainsi, grâce à l’enregistrement sonore, aucune information n’est perdue par la faute d’une notation musicale impuissante à transcrire certaines subtilités rythmiques ou certains sons inhabituels pour les occidentaux.
  • Pour un compositeur, retranscrire, même de façon imparfaite, le chant d’un oiseau à la manière d’un ethnomusicologue ou d’un ornithologiste, peut revêtir un intérêt. Il peut s’agir d’agrémenter la musique comme le faisait François Couperin dans ces suites pour clavecin, Beethoven dans sa Sixième Symphonie ou Liszt dans ces pièces pour piano.
  • Pour Olivier Messiaen, le propos est plus profond. S’il transcrivait les chants d’oiseaux, c’était pour créer des rythmes inhabituels ainsi que de nouvelles sonorités. Aussi sa musique regorge-t-elle de chants d’oiseaux, et particulièrement son Catalogue d’oiseaux (cf. extrait sonore).

  • Catalogue d’oiseaux. Livre 1. N°2, Le Loriot, pour piano, par Roger Muraro, Accords, 2000.
 
Glossaire Crédits