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Hésione
   
  • André CAMPRA (1660-1744). Hésione, tragédie mise en musique par Monsieur Campra, représentée pour la première fois par l'Académie royalle de musique le vingt-unième jour de Décembre 1700, Seconde édition conforme aux dernières représentations, A Paris, chez Christophe Ballard, 1701. Partition.

  • BMT, Cons. 98

  • Tragédie sur un livret d'Antoine Danchet.

  • Cet exemplaire de l’Hésione de Campra et celui du Phaeton de Lully (voir page précédente) n’ont pas seulement en commun de se présenter sous forme de partition. Le fait est – et c’est du reste systématique à l’époque baroque – que tous les instruments n’y sont pas notés. Comme les effectifs instrumentaux n’étaient pas les mêmes partout, les compositeurs se contentaient de noter les portées indispensables. Le reste était affaire d’orchestration en fonction des ensembles instrumentaux dont ils pouvaient ou non disposer. C’est ainsi qu’une mélodie aiguë pouvait tout aussi bien être dédiée à un dessus de viole qu’à une flûte. De plus, une des grandes particularités de la musique baroque est la partie de basse. Celle-ci, en effet, était confiée au clavecin auquel s’ajoutait parfois un instrument monodique grave (cf. Chap. 10, Abbé Roussier). Or la partie de clavecin ne s’écrivait jamais, l’instrumentiste devait la reconstituer dans l’instant à partir de la partie de basse, moyennant toutefois des indications données par le compositeur sous forme d’accords chiffrés. C’est du reste le cas dans l’exemplaire de l’Hésione de Campra dont il est ici question (cf. petits chiffres figurant au-dessus de certaines portées).
 
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