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L'art de toucher

 
            
  • François COUPERIN (1668-1733). L’art de toucher le clavecin, par monsieur Couperin organiste du Roi (...), A Paris, Chés l'auteur, Le sieur Foucaut, 1717.

  • BMT, Rés. Mus. Belloc 20

  • Dans ce célèbre ouvrage, l’auteur aborde non seulement les différents aspects de la technique du clavecin (doigté, ornementation, accompagnement...) mais développe aussi toute une esthétique du jeu de l’instrument.
  • Legs d'Emile Belloc de 1914. Le coulé, la chute, le tour de gosier, le tremblement, le sanglot… figurent parmi la large palette d’ornements que le XVII° siècle nommait aussi agréments. L’ornementation n’était pas alors considérée comme subsidiaire, mais bien comme un élément essentiel. L’instrumentiste ou le chanteur soliste ornait la mélodie sur le vif. Il s’agissait de renforcer les points d’articulation du discours sans pour autant noyer le canevas mélodique original.
  • En Italie, on employait avec une grande profusion ces ornements expressifs, et les arias se terminaient volontiers par d’exubérantes cadences improvisées.
  • En France, l’ornementation était plus sobre et souvent figurée par des symboles. Dans l’Art de toucher le clavecin, François Couperin prend la peine de traduire « en toutes notes » certains de ces signes.

  • Quatrième Livre de pièces de clavecin. Vingt-et-unième Ordre. Le Reine des coeurs , par Olivier Baumont, coll. « Musifrance », ERATO, Radio France, 1993.
     
 
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